LE POINT DE DÉPART
LA DÉCOUVERTE
En 2020, je pousse pour la première fois la porte de la salle de Hafþór Björnsson, en Islande.
À ce moment-là, le strongman est encore pour moi un sport que je regarde plus que je ne le pratique. Deux ans plus tôt, je faisais encore très peu de sport. Je m’étais inscrit en salle fin 2018 et, presque au même moment, j’avais commencé à suivre les grandes compétitions de strongman disponibles en ligne : l’Arnold, le World’s Strongest Man et tout ce que je pouvais trouver autour.
Petit à petit, ça avait commencé à influencer ma propre pratique. Fin 2019, je délaissais progressivement l’entraînement classique pour essayer le deadlift, le squat, le développé couché ou l’overhead. Mais entre regarder du strongman sur YouTube et en faire réellement, il y avait encore un monde.
C’est en Islande que ce monde est devenu concret.
Lors de cette première journée dans la salle de Hafþór, j’ai l’occasion d’échanger avec lui sur le strongman et la compétition. Au cours de la discussion, il me parle de l’Homme le plus fort d’Islande, organisé quelques semaines plus tard : si ça m’intéresse, je peux revenir voir la compétition.
L’occasion se présente. Je retourne en Islande pour une dizaine de jours.
Cette fois, je ne viens plus seulement visiter. Je m’entraîne tous les jours dans cette salle, au milieu de Hafþór et d’autres strongmen islandais. Ce que j’avais jusque-là découvert derrière un écran devient quelque chose que je peux voir, essayer et vivre de l’intérieur.
Le séjour se termine par les deux jours de l’Homme le plus fort d’Islande.
Ma première compétition de strongman vue en vrai.
Je rentre en France avec une idée qui n’était pas là en arrivant : la prochaine compétition, je ne voulais plus seulement la regarder.